La Grande Bellevue et le Hohwald

J’entends par ici, et parfois même par là, que mes comptes-rendus seraient trop longs. Bon. Alors on va faire court : parking Hohwald – montée – Grande Bellevue – descente – café gâteaux – canapé. Plus court j’ai pas.

Voilà, débrouille-toi avec ça, maintenant. Non, non, insiste pas, moi je boude. Hein ? En savoir plus ? Nan, j’ai dit ! Faudrait savoir. Alors ça râle parce que ça doit lire un peu, après c’est pas content parce que ça n’apprend rien. Donc voilà, rendez-vous la semaine prochaine.

Mmm.

Ah bon ?

On en dit un petit mot quand même, de la randonnée au Hohwald ? Bon, alors la localité est née en 1867 par la fusion de petites communes et, au début du XXème siècle, le tout Strasbourg se pressait dans cette station pour y tourister. J’aurais été grande contesse à l’époque, avec mon boa (quoi que les plumes m’auraient fait éternuer), j’aurais pu croiser Sarah Bernhardt en personne, ou Emile Mathis qui construisait des voitures à la Meinau. Je serais venue en train première classe car oui, le train montait là-haut. Ah la Belle Epoque, moi dans une robe à manches gigot, à siroter un manhattan au bar de l’hôtel à l’architecture prestigieuse et aux lumières tamisées, avant de me casser la figure en descendant de mon tabouret…

Tu disais ? Tu sens que ça va encore être trop long ? Bon, alors revenons à l’essentiel. Môsieur veut pas rater la pub à la télé. Ascension facile vers la Grande Bellevue, un sommet sympa à 858 mètres d’altitude. Puis la Villa Mathis, construite en 1930 par le même Emile Mathis au bras duquel j’aurais pu arpenter les rues du Hohwald… OK tu t’en fous… Donc hop, la cascade de l’Andlau que nous descendîmes, avant de la remonter. Et voilà de nouveau le Hohwald où nous nous focalisâmes sur le Bistr’hoh. Un petit restaurant bien agréable. Eh oui, café gâteaux, mon canard. Eh bien t’avais qu’à venir !

C’est aussi la saison des champignons qui a démarré. J’y connais rien mais je suis un peu aventurière côté cuisine, alors j’ai ramassé ce que j’ai pu. Hm celui-là d’ailleurs il est pas mal. Attends, je vais tester le jaune, là. Miam, il sera pas mal dans l’omelette ce soir, celui-là. A bien cuire parce que l’autre jour, j’en ai ramassé des pleins seaux pour mon frère, Kévinou-Gérard, qui les a immédiatement distillés, comptant offrir de l’alcool de champignon à ses amis à Noël. Alors qu’il préparait la deuxième fournée, il laissait refroidir la première cargaison sans remarquer qu’Eva, sa petite chienne, lapait joyeusement le breuvage. La pauvre bête s’est réveillée quarante-huit heures plus tard et depuis, elle se prend pour un chat. On lui a acheté une litière, on lui a changé ses croquettes et en retour, elle a lacéré le canapé de mon frère à coups de griffes.

Personnellement, j’en ai mangé des kilos, des champignons et d’ailleurs, celui du jour, là, il est pas mauvais. Franchement, ça m’a jamais donné de visions, mon autruche. Euh non, comment je t’appelle d’habitude ? Ça me reviendra. Je te susurrais donc que les champignons hallucinés, c’est un mythe. Un mythe alimentaire, même ! Elle est bonne celle-là, non, mon poulet ? Euh non attends, c’est pas poulet non plus…

Bon, il a fallu sortir du restaurant et là, dans la rue, y’avait plus que des voitures électriques avec des dévidoirs de rallonges sur le toit ! Et deux martiennes lesbiennes toutes vertes m’ont demandé où se trouvait le fameux soucoupodrome du Hohwald. Tu vois, tout est normal !

Et enfin t’as la Rencontre des Quatre Pierres qui s’étaient multipliées pendant le pot, au pied du grand sequoia, pour devenir le petit Carnac alsacien. Ben si, regarde les photos ! Chouette, de nouvelles randos en perspectives !

Hein ? T’es qui, toi ? Tu dis ? Mon lecteur ? Ah. Et donc ? Ça a encore dérivé, le compte-rendu ? Pourtant on a pas fait de canoë. Oh mais tiens, goûte-moi donc ce fongus mycosus que je viens de ramasser. Mange un bout et tu vas me demander de rallonger le récit !

Karina-Iris #lehohwald #cascadeandlau #grandebellevue #randonneegaylesbienne

Partager cet article