La vérité sur le Mur Païen !

Ma mission du jour, même si je l’accepte pas, est de t’expliquer, ô lectrice improbable, ô lecteur aléatoire, ce qu’est le mur païen du Mont Sainte-Odile. Des hordes d’archéologues, d’historiens et de fouilleurs s’y sont cassé les dents et surtout le dos, et ils ne sont toujours pas d’accord.

Onze kilomètres de circonférence, et 300000 blocs de pierre le composent, techniquement assemblés à sec, ça n’a donc pas dû être facile de les faire entrer l’un dans l’autre.

Vers 1970, le père Zumstein a trouvé des machins en bronze sous le mur, il lui en fallait pas davantage pour dater le mur 500 à 1000 avant JC. Vingt ans plus tard, un archéologue trouve dans le mur une pièce romaine, et hop, le tout date donc de l’époque romaine, entre 200 et 400. Moi la seule fois où j’ai trouvé une pièce de vingt centimes dans la rue je l’ai datée très précisément : 2003, c’était marqué dessus ! Et en 2015, deux archéologues alsaciennes analysent des débris de vaisselle et du coup, le mur passe à la période mérovingienne, qui je te le rappelle, va du VIème au VIIIème siècle. Vers 2022, un autre calcule que ça date des Romains…

Bref, on s’en sortira jamais, ma poule, alors moi modeste rédactrice dénigrée et sous-estimée, moi incertaine sportive du dimanche, moi randonneuse martyrisée par des guides sans cœur, moi escaladeuse de dénivelés infranchissables, moi chroniqueuse décriée, moi marcheuse malgré moi, moi plumitive que l’on ne lit qu’en diagonale, eh bien moi j’ai fait des recherches. J’ai analysé des documents moisis dans des caves sombres ou j’ai corrompu un bibliothécaire d’abord réticent puis vaincu par quelques-unes de mes compétences que je tairai ici, j’ai plongé dans des archives monastiques et j’ai déterré la vérité. Oui mon canard, aujourd’hui, tu vas enfin connaître la vérité sur le mur païen. Mais d’abord : la pub !

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L’Evangile selon Saint-Kévinou-Gérard nous enseigne qu’au VIIème siècle, Sainte-Karina-Iris revenait de son périple en Chine où elle s’était rendue à dos de dromadaire. Durant l’aller-retour sur la bosse du camélidé, la gravité inhérente aux proportions de la Sainte avait fini par creuser cet appendice dorsal qui du coup se repositionna à la fois devant la panse et derrière le croupion de la Sainte, ce qui finit par donner une nouvelle lignée de caméliens, pourvue de deux bosses : le chameau. Mais là n’est point notre propos aujourd’hui.

La Vénérable réfléchissait à cette immense muraille qu’elle avait visitée en Chine, et c’est en garant son chameau lors d’une escale dans le Caucase qu’elle culbuta par-dessus ce dernier qui descendait trop rapidement et par l’avant d’abord, et qu’elle fut pénétrée par une idée, ce qui lui occasionna un orgasme cérébral. Car en effet, le Duc d’Etichon Adalric qui résidait au château de Hohenbourg descendait régulièrement de sa montagne pour faucher les raisins de la Sainte laquelle se retrouvait alors à vendanger quelques rares grappes qui avaient survécu à la razzia. Aussi fit-elle construire un mur tout autour du Hohenbourg pour empêcher les occupants de sortir, et préserver ses futures récoltes. Peu après arriva Odile, et l’on ne parla plus que d’elle et de ses miracles, occultant l’histoire du mur.

Preuve ultime de la véracité de ce récit, l’on retrouva récemment sous le mur des bouts de verre brunis d’un résidu tourbé : des débris de verre à whisky !

Karina-Iris

PS : c’est la mort qui t’a assassinée, Catherine, alors salue Fred pour nous, là-bas au paradis des déjantés talentueux. Tu vas nous manquer mais la vie, c’est comme ça, lalalalala…

#montsainteodile #murpaien #randonneegaylesbienne

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