Après la chaleur de fin juin qui m’a fait transpirer tellement que j’ai perdu cinq kilos mais repris sept juste après, que selon le toubib du coin c’est dû à l’absorption massive de pastis rafraîchissant, voilà l’occasion de repartir sur les chemins, les sentiers, les routes, enfin partout où tu peux t’user les semelles.
Alors le Monsieur Neunlist, c’était le président du Club Vosgien de Munster de 1984 à 1996, et le Club lui a dédié un sentier, matérialisé par le triangle rouge, où tu montes du Lac du Forlet pour te prendre deux-cent-cinquante mètre de dénivelé d’un coup, comme ça sans prévenir, jusqu’au Gazon du Faing. Bon, je le voyais bien venir, le truc, quand l’animateur a commencé à bifurquer dans cette direction ! Enfin bon, tu parles d’un sentier hommage… Moi je veux que le futur sentier Karina-Iris, il soit plat, ou mieux, uniquement en descente quel que soit le sens où on le prend. Et tout le long, y’aura des auberges, des fontaines à schnaps, des trous de serrure donnant sur des vestiaires de salles de sport, des magasins de ventilateurs, des bars à vin et des plateaux de fromages. Et s’il y a pas, je peux te dire que de là où je serai, je te plumerai un ange ou deux jusqu’à ce que ce soit fait. Te voilà prévenu. Comment ? C’est plutôt des diablotins qu’il y aura autour de moi ? Tant mieux, je pourrai les tirer par la queue.
Mais bon, on n’en est pas encore là, donc en attendant, je suis partie du Col du Wettstein pour me taper la montée au Forlet en question, puis le fameux sentier Neunlist (il a du plumer un régiment d’anges en vin ! Hein ? Euh non : en vain), et voilà la crête et le GR5 car oui monsieur, je fais les GR, moi. Déjeuner au soleil et au vent, l’animateur avait mis les faux plats dans les grands (elle est pas de moi celle-là) et hop, cap sur le Chalet Ericson tout refait à neuf, puis sur le Lac des Truites.
Bon ça, c’est un peu l’arnaque vu que le Lac des Truites et le Lac du Forlet, c’est le même ! Je m’en suis aperçue lorsque qu’en éliminant le vin de midi, j’ai reconnu le buisson où j’avais déjà éliminé le café du matin. Et puis quand on descend, je m’étonne toujours de tout ce que j’ai pu monter, ça l’a encore fait aujourd’hui. Escale au Missmus, une ferme-auberge puisqu’il fallait bien recharger les batteries. Un peu de céréales et de l’eau, que du bon. Oui bon, ça s’appelle de la bière, et alors ?
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