A peine remise des grimpettes helvétiques, me voilà en Forêt-Noire, sur la montée des sorcières.
Première découverte, un troupeau de vaches highlands. C’est costaud, c’est solide, ça entretient les lieux. Une highland dans une friche, c’est comme moi dans une cave à vin : une fois passée, il ne reste plus rien !
Le bestiau vient tout droit d’Ecosse, sans doute pour ça qu’il est avare en sourires, et de toute manière, vue la frange qui ferait pâlir les Beatles, je suis pas sûre que j’aurai vu le sourire. Pas plus que le regard qui à mon avis, est bovin. Ce qui est intéressant avec la highland, c’est qu’elle donne une super viande, avec plein d’omégas 3 (me demande pas à quoi ça sert) et sans trop de cholestérol (je sais pas non plus à quoi ça sert, mais je sais que c’est pas bon).
Les sorcières, j’y crois pas trop, c’est quand j’ai vu la maison que j’ai vraiment commencé à me poser des questions. Comme y’a pas de fumée sans feu, y’a pas de maison sans sorcière, pas plus qu’y a de bikini sans baigneuse. Doit pas être bien confortable, la baraque, toute de travers et assez petite. Plus facile à chauffer en hiver ? Sans doute mais là on est en juillet et j’ai chaud !
Miracle de la Forêt-Noire : le bar en libre service en pleine nature, avec même des distributeurs de comptoir pour divers alcools dont du Schwarzwald Whisky, du whisky de Forêt-Noire vieilli cinq ans en fûts de chêne. Là tu oublies la montée, les vaches, la sueur, la chaleur ! Tu as les yeux qui étincellent, les narines qui frémissent, les cheveux qui démangent et les mains qui sortent toutes seules des poches. Tu mets une pièce, tu te sers, magique ! Certes on voit moins bien la Hornisgrinde ensuite, mais ça fait plus que descendre alors tout baigne, surtout moi dans mon T-shirt trempé de sueur. La sorcière, c’est pas une pomme qu’elle m’a tendue, mais directement du calva… « bois ma petite, bois… hahaha… ». Elle disait quoi à l’autre gourde qui balayait chez les sept nains ? « Apprenez, petite sotte, que tout calva fort en degrés vit aux dépens de celui qui le goûte » !
Pot final chez Fiese Michel, glace, café, bière, presqu’au frais, et cap sur la plaine pour rentrer chez nous. Belle balade donc, avec de petites montées et un terrain facile ; finalement, c’était pas sorcier !
Karina-Iris
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