Sans raquettes au Schliffkopf

Suite à un préavis de grève émanant de plusieurs organisations de nuages et d’anticyclones, la montagne de Forêt-Noire nous a informés qu’elle ne pouvait pas assurer de couverture neigeuse, et qu’elle nous priait de l’en excuser.

Bon, nous avons tout de même échappé à la manifestation des arbres dépouillés qui aurait pu risquer de nous impacter, et avons limité le risque d’un blocage organisé par les sentiers protestant contre le manque de moyens pour les entretenir. Première mesure : laisser les raquettes à la maison pour éviter que leurs syndicats nous poursuivent pour usage abusif, et utiliser nos seules chaussures de randonnée bien que nous ne les ayons prévenues que quarante-huit heures à l’avance.

L’ensemble de ces paramètres étant maîtrisés, et bien que le soleil soit parti en arrêt-maladie dans la plaine, nous nous sommes élancés au-dessus du Schliffkopf en nous étonnant que le brouillard n’ait pas décidé d’exercer son droit de retrait et soit resté sur les hauteurs pour nous accompagner.

Nous pouvons donc affirmer que nous l’avons méritée, cette belle journée dans une ambiance malgré tout hivernale, à pieds et avec des rires et des découvertes. Comme nous étions en Allemagne, le syndicat de la gourmandise n’avait pas menacé d’un arrêt de travail, aussi nous avons pu déguster l’immanquable Kaffee-Kuchen !  On en soupçonne même de n’être venus que pour ça, car sinon, peut-être auraient-ils fait la grève de la marche !