En canoë à Sélestat et dans le Ried

Nous nous sommes retrouvés à sept, dont deux « nouvelles » et un « nouveau », sur les bords de l’Ill au CAKCIS. On ne tombe pas sur le Cakcis par hasard (ça peut faire mal !), il faut le chercher derrière le FRAC (Fond Régional d’Art contemporain de Sélestat) et pas derrière le froc…. Très bien reçus par les charmants moniteurs du club de canoë-kayak, dûment équipés en gilets de sauvetage, pagaies, bidons étanches et cartes maritimes (euh, fluviales plutôt, non ?), briefés sur les consignes de sécurité nous nous sommes élancés à la conquête du large.

Après quelques errements et trajectoires chaotiques (syndrome Costa Concordia…) les trois canoës et le kayak avançaient en ligne presque droite sou les frondaisons. Une légère pluie tiède donnait l’illusion que, tels des explorateurs, nous découvrions l’Amazonie. Inspirés par nos prédécesseurs, Christophe Coulons ,Vasco de Gaga et la célèbre navigatrice alsacienne Florence Ach-Tooo, nous accostâmes sur l’île aux castors (très discrets, rien vu… contrairement aux canards, foulques et autres hérons) pour un joyeux pique-nique sur la plage.

Après le village de Muttersholtz nous prîmes un bras plus étroit, s’enfonçant dans le Ried, qui nous a imposés à plusieurs reprises de tirer les bateaux, par manque d’eau. A notre arrivée à Ebersmunster, magnifique vue sur l’abbatiale, puis direction Kogenheim. Après une petite erreur de navigation, sans possibilité de faire demi-tour en raison du courant et d’une famille de cygnes charmante mais irascible, nous avons continué jusqu’au moulin du village et rejoint, finalement, le barrage de Sermersheim où, fatigués mais sains et saufs, la camionnette du club nous a récupérés comme prévu.

Une équipe motivée et soudée donc, malgré quelques grognements entre l’arrière et l’avant des bateaux (très drôle !), est donc revenue au point de départ où, après une bonne douche collective, la journée s’est terminée par un verre au bord de notre charmante rivière alsacienne.